Négocations conventionnelles

Négocations conventionnelles

Au cours des prochains mois les syndicats représentatifs vont devoir négocier avec la Caisse Nationale d'Assurance Maladie

Décret APA

Décret APA

Le décret concernant la pratique de l'activité physique adaptée est paru le 31/12/2016

Champs de compétences

Champs de compétences

Les décrets encadrant le sport-santé instauré par la Loi de Santé sont en cours de rédaction, ils devraient paraître dans le courant de l'été.

Directive accès partiel

Directive accès partiel

L'état a décidé de transposer la directive Européenne concernant l'accès partiel aux professions de santé

Présidentielles 2017

Nous vous proposons dans cet article d'étudier les programmes des différents candidats à l'élection présidentielle de 2017.
Ces programmes seront actualisés au fur et à mesure des candidatures déclarées et des programmes dévoilés.
 

 
Diffusion prévue le 17/03/17 
 

La principale mesure de François Fillon favorable à notre profession est la suppression de la loi de santé et donc au Tiers Payant Généralisé (TPG)

Paradoxalement, il souhaite dans le même temps redéfinir les grands axes de l’assurance publique qui serait alors orienté vers les pathologies dites « graves » en complément de l’assurance privée qui serait en charge des autres pathologies.

De fait, on supprime la loi de santé d’un côté et on la ré-injecte de l’autre…

Grace à ce système, monsieur Fillon promet d’imposer un équilibre comptable des comptes de l’assurance maladie. Il semble évident que cet équilibre sera assez facile à obtenir si celle-ci ne gère que les pathologies « graves ».

Concernant le TPG, même si sur le papier sa suppression est intéressante, nous pouvons assez facilement imaginer que l’assurance maladie ne sera en charge que des ALD, AT et autres pathologies qui sont actuellement en tiers payant. Si l’assurance privée prend en charge le restant des affections, il y a fort à parier que ces assurances utiliseront le tiers payant imposé par leurs contrats. Vous venez de le comprendre, supprimons le TPG, le voila revenir par la porte dérobée.

Au registre de la santé publique, le programme souhaite revoir la carte hospitalière en incluant des critères de qualité et d’activité et ne pas utiliser uniquement le critère de proximité, désengorger les services d’urgences en développant les maisons médicales de ville ainsi que des structures de « petites urgences ». N’en doutons pas, nous sommes là sur des mesures uniquement comptables qui risque d’aller dans le sens actuel de la politique hospitalière avec la disparitions des petites structures de proximité (maternité, hôpitaux de campagne…) au profit de grosses structures.

Mesure phare, revenir sur les 35 heures et appliquer les 39 heures.

Il souhaite aussi favoriser les échanges hôpital-privé. Cela permettrait aux médecins hospitaliers d’exercer en clinique ou en ville et qu’un libéral puisse participer aux soins à l’hôpital et à l’enseignement etc créant un statut de « médecin attaché à l’hôpital ».

Du côté du financement, François Fillon souhaite lutter contre la surconsommation d’actes médicaux et les comportements à risques, créer un franchise médicale universelle et supprimer les charges patronales et prélever les cotisation d’assurance maladie par le biais de la CSG et/ou de la TVA. N’oublions pas que les praticiens conventionnés ne payent qu’une part infime de cotisation d’assurance maladie. Si l’ensemble des cotisations sont prélevées sur la TVA, cela impliquera une perte de revenus indirectes pour les praticiens conventionnés, et surtout l’un des derniers avantages conventionnels disparaitra.

Pour finir, ce programme valoriser le médecin traitant dans le parcours de soin et la prévention, favorise   l’informatisation des cabinets pour le Dossier Médical Personnel (DMP) et la communication inter-professionnelles, ainsi que la télésanté. Il garantira le maintient des revenus sur les Objectifs de Santé Publique (ROSP), favorisera la création de maisons de santé et favorisera les gardes en leur sein.

Il incitera à l’installation (majoration d’honoraires, diminution de cotisations URSSAF, CSG…), introduira de tarifs spécifiques au handicap et reverra la sélection des étudiants en fonction des besoins et de la répartition territoriale.

Il n’y a pas dans ce programme de mesures spécifiques dédiées à la masso-kinésithérapie. Alizé a déjà interpellé monsieur Fillon pour l’informer de la situation de notre profession au sein de l’hôpital et des cabinets libéraux.

 

Monsieur Fillon a modifié son programme depuis cette parution.

De ses propres mots, il a corrigé son programme de manière rebâtie, enrichie, et améliorée.

Il assure 20 miliards d'euros d'économies en cinq ans sur l'assurance maladie. Il assure cependant que le niveau de prise en charge ne changera pas.
Il promet la mise en place d'une agence de garantie de la couverture solidaire des dépenses de santé ainsi qu'un plan "santé école" avec la prise en charge à 100% des lunettes des enfants ou encore une aide d'accession à la mutuelle pour les plus démunis.
 
Il a par ailleurs réaffirmé sa volonté de supprimer le TPG.
 
Il a assuré que la suppression de 500 000 fonctionnaire ne toucherait pas le dommaine de la santé.

 

Vincent Jallu.


Benoît Hamon remet en cause directement la liberté d’installation.

En effet, il considère que toutes les formules incitatives que l’on a mis en place pour faciliter l’installation des médecins dans les territoires sous-denses ne marchent pas. Il propose de fait que la liberté d’installation soit aménagée à la sortie des études.

Notons que lors du débat de la primaire de gauche du 19/01/17 monsieur Hamon a commis une erreur nous concernant su ce thème. En effet, il a annoncé que le conventionnement sélectif était déjà d’actualité dans notre profession, or, pour l’instant nous savons que ce n’est pas le cas.

Il est par ailleurs partisan de la création d’une mission nationale d’accès au soin pour appuyer et coordonner l’installation des médecins et les informer.

 En matière de de santé publique, Benoït Hamon demande la reconnaissance de la pénibilité du travail à l’hôpital. Il regrette, bien qu’il ai signé le projet de loi de financement de la sécurité sociale, que l’hôpital soit considéré comme une entreprise. Ainsi il regrette que les économies d gestion diminue la capacité et la qualité d’accueil des urgences. Cependant il ne propose pas pour l’instant de solution à cette problématique, même si il remet en cause directement le financement de type T2A.

 Concernant le financement de l’assurance maladie, là encore, aucune solution réellement engagée hormis revoir les allègements de cotisation sacralisées qui permettrait de financer des politiques de prévention et de santé publique.

Benoît Hamon promet aussi une meilleure prise en charge des prothèses auditives, dentaires et des lunettes. Le financement serait fait en supprimant les 4 à 6 millions d’euros qui sont actuellement versés aux entreprises et aux professionnels libéraux pour financer les complémentaires santé.

Quelques pistes ont été évoquées dans d’autres domaines de santé publique concernant une meilleure prise en charge du « burn out », des troubles psychologiques de l’enfant, de l’arrêt de l’importation des pesticides perturbateurs endocriniens, de la sortie du diesel d’ici à 2025 et de la réduction des polluants aériens.

Il reste favorable à la légalisation de la consommation du cannabis tout en investissant 568 millions d’euros par an dans la prévention. Ces fonds étant actuellement alloués à la répression.

Il souhaite un débat sur l’euthanasie, des avancées dans la santé numérique et la remise en cause du RSI.

Un point important pour notre profession a été abordé par le candidat Hamon. En effet, selon lui, il a été démontré qu’une activité physique serait moins onéreuse pour la sécurité sociale qu’une semaine d’hospitalisation. Il a fait directement référence aux patients atteints d’une pathologie chronique et donc au « sport sur ordonnance ». Bien que le décret du 31/12/16 sur ce thème nous soit favorable, nous nous devons de rester extrêmement vigilant sur le sujet. D’autant que monsieur Hamon stipule bien que le remboursement de ces actes accélèrera la mobilisation des complémentaires santé dans ce domaine.

Beaucoup d’axes de réflexion et de travail sont avancés par Benoît Hamon, cependant peu ou pas de chiffrage ni de solutions proposées.

 

Vincent Jallu.


Marine Le Pen met un point d’honneur à à lutter contre elle fraude et les abus pour réduire le déficit de la sécurité sociale.
Nous le savons l’UNCAM elle même avoue que le contrôle couterait plus cher que ce qu’il pourrait rapporter, cette lutte aurait donc un coût qui n’est pas précisé actuellement.
 
Elle est favorable à une « préférence nationale » quand à l’accès au soin. Elle propose une réduction des prestations sociales et la mise ne place d’un délai de carence de deux années pour les étrangers, avant d’avoir accès à notre système de soin.
Trois axes se dégagent de son programme santé.
  • la lutte contre les déserts médicaux
  • la réforme du système des complémentaires santé
  • créer une branche de la sécurité sociale consacrée à la dépendance et au handicap
Du point de vue de la lutte contre les déserts médicaux, Marine Le Pen propose de relever le numérus clausus des médecins et d’obliger à un stage d’internat en zone sous dotée. Elle propose aussi un allègement de charges pour les retraités souhaitant continuer à exercer. Enfin elle est favorable au développement des maisons de santé. tout en conservant les hôpitaux de proximité ainsi que l’augmentation des effectifs de la fonction publique.
Elle souhaite la complémentarité du système publique et libéral.
 
Pour la réforme des complémentaires santé, Marine Le Pen veut revenir sur la réforme des contrats responsables qui occasionneraient une aggravation des inégalités d’accès au soins.
Les mutuelles étudiantes seraient remplacées par une intervention directe de l’assurance maladie.
D’une manière générale, elle s’oppose à la privatisation de la prise en charge des soins. Tout en conservant les deux branches, assurance obligatoire et assurance complémentaire, elle estime qu’il faut encadrer d’avantage les complémentaires.
Elle souhaite réviser la CMU-c, l’Aide à l’acquisition d’une Complémentaire Santé et l’Aide Médicale d’État.
Elle veut obtenir un accès adéquat aux soins coûteux (optique, dentaire).
 
Pour ce qui est de la dépendance et du handicap, elle propose que la France redevienne la leader mondial de la « silver économie » (l’économie dégagée par les personnes âgées). Elle propose la revalorisation d’au mois 20% du minimum vieillesse (ASPA) en le limitant uniquement au ressortissants français depuis un minimum de 20 ans. Elle souhaite aussi instaurer une prime pour es bas revenus de financée par une taxe sur les importations.
Elle préconise la revalorisation de l’Allocation Adulte Handicapé d’environ 20% , créer des mesures incitatives à l’embauche de personnes handicapées et développer la prise en charge de l’autisme.
 
Plus généralement, elle est partisane de la vente du médicament à l’unité et à la mise sur le marché de génériques avant que le brevet ne tombe dans le domaine publique.
Elle souhaite développer la santé connectée, la télé-assistance et créer un fond d’investissement pour les start-up innovantes.
Elle souhaite une simplification du système administratif de la sécurité sociale et refuse toute hausse de TVA ou de CSG.
Nous concernant elle souhaite une rémunération forfaitaire tenant compte du nombre de patient par professionnel.
De plus elle souhaite un bouclier social pour les travailleurs indépendants avec une refonte du RSI et la possibilité de cotiser au régime général ou au régime spécifique. Elle propose par ailleurs de baisser les charges des TPE-PME.
 
Vincent Jallu
 

Monsieur Macron pose la santé comme l’une des cinq priorités.
Trois points principaux sont énoncés.
  • la prévention
  • le décloisonnement entre l’hôpital et les soins de ville
  • le financement des innovations en santé
Dans les mesures générales, monsieur Macron préconise la fin des 35 heures avec une adaptation du temps de travail variable selon l’âge. Le temps de travail pourrait donc descendre jusqu’à 32 heures par semaine pour les plus de 50 ans.
 
De la même façon l’âge de départ à la retraite serait variable de 60 à 67 ans selon les branches professionnelles. il n’y a malheureusement, pour l’instant, pas de précision quant aux catégories concernées, ni les modes d’applications. Travailler moins pour toucher moins, cela existe déjà et cela s’appelle le temps partiel…
Il promet de la même façon un système universel de retraite sans différentiation entre le privé et le publique. Pas de précision par rapport aux libéraux, mais l'ensemble des régimes spéciaux seraient supprimés.
 
Point important pour les libéraux, ils pourraient être bénéficiaires de l’assurance chômage. Les conditions ne sont toutefois pas précisées.
 
Monsieur Macron souhaite réduire voir supprimer les cotisation d’assurance chômage et d’assurance maladie des salariés pour augmenter la CSG de 1.7% sans impacter les chômeurs ni les petites retraites. Pas de précision plus avant concernant les libéraux.
Cependant on peut imaginer que de fait nous serions perdants dans cette manoeuvre, les libéraux conventionnés bénéficiants d’une réduction de cotisation d’assurance maladie, nous perdrions dans cette opération un peu plus d’1% de cotisations. Pas d’information non plus sur les cotisations affectées aux rétrocessions, au actes déconventionnés ou même au RSI. Sur ces trois points, les libéraux pourraient bénéficier d’un gain conséquent.
 
Une mesure phare concernant l’exercice en ville concerne la préconisation de l’exercice en maison de santé. En effet, il souhaite délester les urgences mais aussi les taches administratives des médecins. La pluralisation des acteurs au sein de maison de santé serait un « tampon » entre hôpital et soin de ville. Présence en leur sein de soignants mais aussi d’autres types de personnels.
Ces structures deviendraient des minis « hôpitaux de campagne » et devraient doubler en nombre d'ici à 2022.
Si l’idée est attrayante, tous les professionnels confrontés au sujet le savent, les deux contraintes majeures sont qui s’occupera du financement et de la gestion d’une telle structure ?
N’oublions pas que nos patientèles ne se revendent plus (et l’ensemble des professions de santé sont de plus en plus dans ce cas) et nos retraites n’ont pas été augmentées. Le placement immobilier pour le libéral reste un bon moyen de prépare l’avenir, mais dans de telles structures où l’investissement sera complexe, comment s’en sortir au quotidien et à long terme ?
 
Par ailleurs le paiement à l’acte est totalement remis en cause. Création de « forfaits » pour les plus jeunes, les plus âgés et les publics sensibles. Pas de précisions sur ces points qui pourtant nous touchent au plus près.
 
Concernant l’assurance maladie, Emmanuel Macron souhaite reprendre les rênes de celle-ci. Il souhaite un élargissement des prises en charges (lunettes, prothèses dentaires, prothèses auditives) et une régulation plus souple pour être plus efficace.
Il souhaite veut améliorer la vente de médicaments à l’unité et des génériques et s’oppose au déremboursement.
En contre partie, il souhaite un abaissement de l’Ondam de l’ordre de 15 milliards. Cette économie serait réalisée principalement sur les frais d’hospitalisation de courte durée suite aux urgences et petites prises en charge qui seraient détournées vers les maisons de santé, l’ambulatoire et les HAD.
 
Il annonce aussi la création d'un service sanitaire de 3 mois pour tous les étudiants en santé. À croire que les étudiants dans le dommaine de la santé ne font plus de stages...
 
D’un point de vue nouvelle technologie et innovations, il considère que la télémédecine a une réelle place dans les gains apportés à l’assurance maladie.
 
Enfin sur la prévention, Emmanuel Macron veut une santé qui empêche de tomber malade plutôt qu’une santé qui soigne.
Il présente la prévention comme l’un des trois points phares de son programme santé, sans apporter plus de précisions.
 
 
N’en doutons pas, monsieur Macron a bien profité et tiré les leçons du programme santé de monsieur Fillon qui n’ pas manqué d’être pointé du doigt. Il propose donc là « l’antithèse » et devrait s’attirer la complaisance populaire.
 
 
Vincent Jallu
 

 
Diffusion prévue le 20/03/17
 
 

Actu'Alizé de Janvier 2017

Vous pouvez télécharger cet Actu'Alizé au format PDF en cliquant ICI

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 C'est fait... nous avons changé d'année !

Par Didier Lantz

Nous voici donc à l'aube de 2017 et au moment des bonnes résolutions. Mais pour ALIZE, ce ne sont pas de bonnes résolutions que nous devons prendre. Nous allons simplement continuer d'affirmer nos convictions et notre engagement pour les professionnels, quel que soit leur exercice, et pour la profession et son avenir.

Même si nous ne sommes pas représentatifs, rien ne nous empêchera de continuer d'être force de proposition car, depuis bientôt 9 ans qu'ALIZE existe, ALIZE a systématiquement montré et ouvert le chemin d'une nouvelle vision, de nouveaux concepts, de nouvelles réflexions qui, personne ne peux le nier, sont repris, au bénéfice des kinésithérapeutes, de la profession et bien entendu des patients.

Rien ne nous empêchera de continuer à défendre notre vision d'une kinésithérapie au service des patients et des usagers. Une kinésithérapie efficace, pertinente, autonome avec des professionnels réflexifs, reconnus et respectés pour la maîtrise de leurs compétences, de leur technicité, de leur écoute, de leur attention. 

Des kinésithérapeutes véritables collaborateurs des médecins et chirurgiens. La profession intermédiaire, de niveau master, au service du handicap, des déficiences, de la prévention et du bien être qui manque à notre système de santé mais existe déjà et depuis longtemps dans de nombreux pays en Europe et dans le Monde avec une filière universitaire. 

Ce sont les vœux que nous formulons à ALIZE depuis le début, et avant pour les membres fondateurs et ceux qui se sont joints à cette aventure humaine et professionnelle sur laquelle beaucoup n'auraient pas parié mais que nombreux rejoignent pendant que d'autres font tout pour la discréditer.

Alors en cette nouvelle année, les vœux d'ALIZE sont d'obtenir le meilleur pour la Kinésithérapie et toute l'équipe d'ALIZE souhaite à tous, libéraux et salariés, jeunes ou anciens, une très Bonne et Heureuse année 2017, à vous et à ceux qui vous sont chers avec la réussite tant dans votre vie personnelle que professionnelle.


 Les chroniques entrepreneuriales de Papy Patrick

Par Patrick Lamy

 

2017 l'année de tous les dangers ?

En ce début 2017 permettez moi de vous présenter, chers amis lecteurs, tous mes vœux de bonheur, de réussite et de prospérité.

J’espère que ces vœux ne seront pas vains tant les nuages noirs s'accumulent au dessus de nos tètes; à commencer par les négociations conventionnelles qui se sont ouvertes en Décembre et pour lesquelles les représentants d'Alizé n'ont pas été reconnus « représentatifs » malgré les 21% obtenus par notre liste aux élections de la CARPIMKO . 

Un  véritable scandale puisque la raison invoquée (nombre d'adhérents insuffisant) ne faisait pas partie des critères théoriquement retenus pour être représentatifs. Il s'agit donc du fait du prince, comme cela nous a été savamment expliqué sur un réseau kinés sur facebook par un de nos élus du CNO (qui par ailleurs doit se réjouir que nos représentants aient été écartés d 'une manière aussi peu démocratique). Lorsqu'on veut tuer son chien il est pratique de dire qu'il a la gale.

Étant donné que cette chronique s’adresse avant tout aux conséquences économiques et financières de notre activité libérale il convient de rappeler l'historique de la lettre clé sur 25 ans:

1990 : 11,55 Francs ; 1994 : 12,20 puis 12,50 Francs ; 1995 : 12,75 Francs ; 1997 : 13,00 Francs ; 1998 : 13,30 Francs ; 1999 : 13,40 francs ; 2002: 2,04 Euros et 2012 : 2,15Euros.

En 25 ans nous sommes donc passés de 1,76 € à 2,15€ soit une hausse « phénoménale » de 22% . Si notre lettre clé avait juste suivi l'inflation elle devrait être à 3€ soit une perte de pouvoir d'achat de 28,33% alors que dans le même temps sont apparues de nouvelles normes contraignantes et de nouvelles obligations financièrement coûteuses (mise aux normes handicapés par ex).

La baisse est donc spectaculaire… Et les premières propositions des négociateurs de la CNAM ne sont pas du tout encourageantes puisqu'elles ne portent sur aucune augmentation de la lettre clé.

Devant ce constat assez sombre de l'actualité économique de notre profession, il convient donc de gérer au mieux notre trésorerie d'entreprise et personnelle, hélas de ce côté là également les choses ne sont pas brillantes.

Sans parler des livrets réglementés dont le taux est devenu ridicule (0,75% pour le livret A, alors que la nouvelle formule de calcul devrait l'amener sur 0,25 voire moins); le premiers chiffres publiés par les assureurs pour les fonds euros de l'assurance vie confirment leur baisse inexorable.

Quelques exemples parmi les contrats bien connus: le RES de la MACSF, le monosupport CARAC  octroient 2,45%, l'actif général chez Spirica à 2% ( 2,15% pour dolcéa vie ), fonds euros APICIL: 2,20% ; mutavie (groupe macif ) entre 1,2 et 1,9% suivant les contrats, les autres assureurs ( suravenir , générali ) n'ont pas publié leurs chiffres à l'heure où j'écris ces lignes. Mes projections établies suivant les chiffres des années précedentes me donnent pour eurossima de générali : 2,40% et ( le meilleur ) 3,25% pour suravenir opportunités.

La lecture de ces chiffres qui devraient encore baisser en 2017 ne  peut que nous inciter à une gestion plus dynamique de nos placements financiers. Par exemple un tracker indicé sur le CAC 40 aurait répliqué l'indice et donc fait en 2016 +4,76% ( on est donc largement au dessus du meilleur des fonds euros ). Pour info sans y passer beaucoup de temps et avec des connaissances limitées le PEA de papy Patrick a fait +18% en 2016.

Si vous le souhaitez, une chronique ultérieure abordera ces domaines encore trop souvent ignorés,


Relever les défis, même les plus incongrus

Par Xavier Lainé

 

Tu es pressé d'écrire,

Comme si tu étais en retard sur la vie,

S'il en est ainsi fais cortège à tes sources.

Hâte-toi.

Hâte-toi de transmettre

Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.

René Char, « Commune présence »

Me voilà pressé d’écrire. Non par cette tension intérieure qui rend impossible de faire autrement qu’écrire. C’est le lot quotidien de tout écrivain : noircir des pages comme d’autres tournent inlassablement le sucre dans leur café matinal (ce qui n’exclut pas d’ailleurs ce même geste machinal chez le premier, emporté par ses rêveries)…

Quarante huit heures pour vous parler de quelque chose, sans savoir bien quoi. Donc laisser émerger, du fond de cet impératif, les mots en désordre qui sauraient faire sens, si vous prenez le temps de les lire.

C’est un peu compliqué ce truc : on écrit mais, ne rencontrant aucun écho, au fond, on ne sait si on écrit pour quelqu’un, ou seulement pour soi, comme un long monologue qu’aucune réalité ne viendrait interrompre.

Me vient alors ceci qui est un peu le problème de notre profession : toujours le nez dans le guidon à devoir répondre à des impératifs imposés, sans jamais pouvoir s’imposer elle-même comme un impératif. Nous sommes prescrits juste avant d’être proscrits.

La force de nos habitudes nous invite à appliquer ce que textes et connaissances nous dictent, la pression des honoraires ridicules nous impose de travailler toujours plus, d’enchaîner des êtres de chair et d’os (d’esprit aussi, mais ce n’est pas contenu dans nos déformations) à des machines sophistiquées sensées remplacer nos doigts engourdis sur le clavier des télétransmissions, mais jamais nous prenons de la distance…

Je voudrais vous écrire comme je marche : lentement. Mais voilà qu’un mail m’indique que je dois rendre ma copie lundi. On est vendredi, et je n’avais réfléchi à rien qui soit lisible, ou risible…

Mon bureau silencieux, le feu dans la cuisinière qui ronfle, le café posé entre deux piles de livres sur ma table : tout ceci est sans intérêt !

Mais c’est une façon de prendre du recul : je déplace les piles de livres, en redécouvre pas encore lus que je pose sur le dessus, juste avant que mon chat ruine mes efforts d’ordre dans mon désordre. Car comme je l’ai écrit, je préfère ce dernier au premier qui nous est imposé…

A ce propos, et comme la parole n’avait été donnée qu’à l’inénarrable Fillon, je me suis fendu de quelques questions à la commission santé des Insoumis. Je vous en livre ici la teneur : « J’ai lu avec attention le programme des insoumis et, dans le domaine santé protection sociale, j’ai été assez insatisfait par son manque de réflexion approfondie et sa méconnaissance des problèmes posés…

Par exemple, il me semble significatif de la destruction du secteur médical que le recours à l’hôpital et aux urgences soit le seul possible, en l’absence d’un véritable service de garde médicale la nuit et les week-ends.

Il est vrai qu’on ne peut pas avoir l’oeil rivé sur un chiffre d’affaire et se soucier de la continuité des soins…

Il serait temps d’en finir avec la dichotomie médecine holistique et non conventionnelle/médecine allopathique qui ne fait qu’aggraver les difficultés à se soigner (au sens de prendre soin de soi)…

Réfléchir à la différence entre soigner et traiter me semblerait une nécessité absolue, 

sans quoi on en restera à une médecine liée au « marché » des techniques médicales et des molécules pharmaceutiques, aux dépends d’une véritable éducation préventive…

Dans le programme, la part belle est donnée aux médecins, visiblement en ignorant superbement qu’ils ne sont pas seuls à intervenir…

Rien n’est dit non plus sur le rôle néfaste des ordres médicaux et paramédicaux qui sont les garde chiourmes du conformisme et de l’immobilité au plus grand profit des sociétés pharmaceutiques et aux dépends là encore d’une véritable pensée de santé publique…

J’ai relevé aussi le retour à la « sécurité sociale » de 1947 : ne pourrait-on réfléchir à une « solidarité sociale » qui évacuerait l’usage marchand qui a nourrit la mise à mort de l’ex- sécurité sociale et a fait le lit de sa transformation en « assurance maladie », ce qui n’est pas un simple glissement sémantique !

Quant aux ARS, avec leur soucis permanent « d’économies », ce sont des partenaires dogmatiques qui ne permettent guère d’avancer vers une véritable politique de santé publique…

Pour ce qui est de la mentalité des « soignants » eux-mêmes, leur formatage professionnel va de plus en plus dans le sens gestionnaire avec obsession de leur chiffre d’affaire qu’à être des intervenants réfléchis d’un service de santé publique !

Je me permets de vous faire ces remarques : peut-être en fait avez-vous déjà réfléchi à ces questions et vos réflexions apparaîtront dans votre livret spécifique…

Je vous les pose à tout hasard. 

A vous lire. »

C’est tout neuf d’hier, c’est histoire de montrer aussi que ce n’est pas parce qu’on est un « libéral » qu’on se désintéresse du débat public en ne le regardant que par un bout de la lorgnette, et si possible celle qui ne prend pour tout horizon que celui-là…

Réfléchir à notre insertion dans une dynamique plus vaste que notre propre boutique, chercher la pluralité des pratiques et leur complémentarité pour ne pas sombrer dans ces guerres imbéciles où nous enferment nos « ordres », voilà qui vient émoustiller ma curiosité, sans trop savoir où ça pourrait nous mener…

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. », écrivait encore mon voisin René Char…

J’aurais pu vous parler de mes déboires solitaires avec les administratifs de la « Caisse d’assurance maladie », mais j’attendrai de voir s’ils maintiennent ou non leur sommation de remboursement de soi-disant « indus »… 

Juste faire remarquer au passage que, si nous sommes très va-t-en guerre dans les réunions entre nous, mais dès qu’il s’agit de nous défendre devant des imbéciles, des petits Eichman d’une administration bornée, il nous faut apprendre à nous débrouiller seul…

Nous pourrions au passage réfléchir à ce que le mot « solidaire » pourrait signifier.

Ouf ! Pari relevé, sans savoir s’il sera gagné. Je « vais vers mon risque »…


ordonnance sur la reconnaissance européenne des qualifications professionnelles dans la santé

 Par François Randazzo

En terme de texte de loi aberrant l’Europe n’en est pas à son coup d’essai ,mais il faut avouer qu’à cette occasion la machine technocratique bruxelloise s’est surpassée.

La communauté européenne, sous couvert de favoriser la libre circulation des travailleurs en son sein, a imposé à ses états membres de transposer dans leurs droits respectifs une directive permettant un accès partiel aux professions réglementées : C’est chose faite pour la France depuis ce 18 janvier 2017. A l’origine de cette directive on retrouve un arrêt de la cour européenne de Justice qui a condamné l’état Grec à accorder un accès partiel à la profession de masseur-kinésithérapeute à un ressortissant grec, M. Nasiopoulos, titulaire du diplôme allemand de masseur balneotherapeute. Ce qui est encore plus cocasse, c’est que les professionnels bénéficiants de cet accès partiel devront porter le titre de leur pays d’origine afin de ne pas tromper les patients sur l’étendue des qualifications du prestataire. Notons au passage que l’Allemagne a refusé, purement et simplement, la transposition de ce texte en ce qui concerne les professionnels de santé, preuve qu’il s’agissait d’une option possible. Si le but poursuivi par Bruxelles est de faire du système de santé un labyrinthe incompréhensible pour le patient, on peut d’ors et déjà considérer que cette mesure est un succès. Le respect des champs de compétence de chaque profession de santé n’étant déjà pas une chose aisée, gageons que cela va devenir une gymnastique particulièrement complexe grâce à cette ordonnance. On pourrait pester à l’encontre du caractère aveugle et absurde de cette mesure si le mobile n’était pas plus machiavélique.

Au demeurant, ne touchons-nous pas là au véritable dessein de l’Union européenne? En morcelant les compétences des professionnels de santé en fragments de plus en plus petits, non seulement les patients vont être privés d’une prise en charge holistique mais cela va permettre de déléguer ces petits bouts de compétences à des professionnels moins formés et surtout moins bien payés. Il n’est pas inutile de rappeler à nos chers technocrates que les règles qui restreignent l’accès aux professions médicales et paramédicales n’ont pas pour but de réserver ces professions à une caste mais bien de garantir la délivrance d’un soin de la meilleure qualité possible et ce, de façon homogène sur l’ensemble de notre territoire. Nous ne sommes pas opposés à ce que la profession évolue mais à toute perte de compétences doit correspondre de nouvelles missions à moins que le but non-avoué soit de faire disparaître notre profession.

Il est nécessaire que le gouvernement clarifie sa position à l’égard de la masso-kinésithérapie, notamment en prenant en compte le fait que l’accès en première intention pour notre profession pourrait être à la fois une source d’économies non négligeable et contribuer à améliorer le parcours de soin du patient 

(Bury TJ, Stokes EK. Direct access and patient/client self-referral to physiotherapy: a review of contemporary practice within the European Union. Physiotherapy (2013), http://dx.doi.org/10.1016/j.physio.2012.12.011 ).


Décret sur le Activités physiques adaptés

Par François Randazzo

 

  Il aura fallu près d’un an  après la promulgation de la loi “dite” de modernisation de notre système de santé pour que le suspens prenne fin. Chacun était impatient de savoir quelles allaient être les modalités d’application de l’article 144 de cette loi qui ouvre la possibilité pour les médecins de prescrire aux patients atteints d’affection de longue durée (A.L.D) une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient.

C’est entre Noël et le nouvel an que ce décret tant attendu a été publié au journal officiel, mais à en croire les réactions observées sur les réseaux sociaux, il semblerait que les approches divergent quant à ce “présent” un peu tardif.

Du côté des enseignants en activités physiques adaptées et des organisations qui les représentent la nouvelle a retenti comme un séisme. Le fait que la prise en charge dans le cadre du sport sur ordonnance des personnes souffrant de limitations fonctionnelles sévères soit réservée aux seuls professionnels de santé est vécu comme une profonde injustice. Il n’est pas inutile à ce propos de rappeler qu’historiquement, la profession de masseur kinésithérapeutes est né de la fusion des professions d’infirmiers masseurs et de gymnastes médicaux, que notre décret d’actes nous autorise la pratique de la gymnastique préventive et que la conduite d’un traitement kinésithérapique, si l’on veut qu’il soit suivi et couronné de succès, nécessite de faire appel à un minimum de notions pédagogiques.  

Pour l’ordre et les syndicats de kinés qui se sont exprimés sur le sujet ce décret semble raisonner comme une victoire. Même si ce décret vient lever des inquiétudes qui auraient potentiellement pu obscurcir l'avenir de notre profession notre avis est plus mesuré.

La définition de la profession d’enseignant en activité physique adaptée qui exclut expressément les actes de rééducation de leur champs de compétences est indéniablement une avancée pour les relations entre nos deux professions. Les rôles étant dorénavant mieux définis les conditions nécessaires à une complémentarité apaisée sont enfin réunies. 

Mais, dans ce cas, quelles raisons avons nous d'éprouver une certaine retenue par rapport à a la publication de ces décrets?

Tout d’abord la diffusion de ce décret va prendre du temps, les enseignants en activité physique adaptée interviennent dans une multitude de contextes différents et il ne va pas être aisé de s’assurer du respect des dispositions définies dans ce décret. Le critère purement économiques, qui pour beaucoup d’établissement est le seul pris en compte, et qui conduit au recrutement d’enseignants d’activité physique adaptée sur des missions que la loi réserve aux masseurs-kinésithérapeutes à la dent dure. Les adeptes de néologismes en tous genres ne manqueront pas de continuer à inventer de nouveaux termes pour soutenir avec aplomb que l’“On pourrait croire que c’est la même chose mais en fait non”. La défense de nos prérogatives supposera un travail de chacun : professionnels, syndicats et ordre devront faire preuve de vigilance pour que ce texte soit appliqué de façon uniforme.

Le deuxième point qui nous  préoccupe est la façon dont nous, masseurs-kinésithérapeutes allons pouvoir mettre en place ces séances d’activité physique adaptée. Evidemment la conduite de nos traitements au quotidien fait de nous des intervenants privilégiés pour conduire ces séances du fait de notre connaissance des limitations fonctionnelles de nos patients. Néanmoins le niveau de formation et de compétences en ce qui concerne la mise en place d’activité physique adaptée est variable en fonction des cursus suivis et il ne nous paraît pas inutile pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure et qui n’ont pas, dans un passé récent, encadré ce type d'activité de participer à des formations complémentaires à ce sujet.

Ce décret tout en définissant de façon claire les rôles de chacun, nous offre une possibilité de réinvestir un pan de notre activité qui mérite, dans une optique de santé publique, d’être mieux pris en compte. Sachons être à la hauteur des enjeux, proposons à nos patients des contenus de qualité, et soyons conscient de nos limites en orientant nos patients vers des enseignants d’activité physique adaptée quand leurs besoins relèvent plus spécifiquement de leurs compétences.


  

Coup de tonnerre aux négociations !

Par Vincent Jallu

 

Nous avons appris avec grande surprise que le SNMKR avait invité la FNEK par le biais de sa présidente lors de la journée de négociation conventionnelle.

Cette dernière a été présentée comme conseillère technique du président de l'Union. À ce propos, l'Union existe-t-elle encore ? Sur le blog du site nego-kine.fr nous avons eu la grande surprise de lire que le "SNMKR propose, que le SNMKR évoque etc… ». Le SNMKR préfère donc aller aux négociations conventionnelles avec des représentants extérieurs plutôt que des représentants d’Objectif Kiné… serait ce un signe ?

Ce qui est d'autant plus intéressant à noter, c'est que Nicolas Revel ait accepté cette présence.

Rappelons qu'Alizé dont le référé concernant la représentativité est toujours en cours n'a pas pu bénéficier de la même sollicitude.

L'UNCAM s'est donc clairement positionnée… Et à Alizé nous sommes fiers d'être le seul syndicat à s'opposer à l'ordre établi.

Cependant les réactions sur les réseaux n'ont pas tardé, que ce soit de la part des responsables de la FFMKR ou plus simplement de confrères et consoeurs qui ont pu penser que la FNEK s'était vendue au SNMKR...

C'est finalement avec un grand soulagement, via les réseaux et via son communiqué, que nous avons pu constater que la FNEK et les étudiants en général ne sont pas dupes et sont bien plus intelligents que ce que le SNMKR le pense. Ils ont bien compris que cette manoeuvre du SNMKR n'était que pure politique pour charmer une frange de notre population.

Le "coup de com" du SNMKR, même si il a fait couler beaucoup d’encre, a donc bel et bien échoué…

Il est dorénavant clair que "l'Union" n'existe que sur le papier, et ayant fait parti d'OK il y a 15 ans de cela, lorsque le rapprochement entre les deux syndicats s'est fait, j'avais dénoncé cette possibilité politique d'être phagocyté par pur intérêt. Et bien quelques années plus tard nous en avons bel et bien la confirmation.

Finissons En saluant la grande maturité et le courage de la FNEK. En effet, quel honneur et quel engagement que de venir aux négociations. Nous sommes très fiers de nos étudiants qui ont eu bien raison de profiter de cet ascenseur politique et qui on su faire preuve de discernement.

Félicitations.

  


Campagne de l’ordre

Par Alizé

 

Alizé a participé à l’ensemble des discussions autours du projet de décret sur les activités physiques adaptées prescrites au patients en ALD avec l’ensemble des partenaires (syndicats, ordre, ministère…), le décret paru étant très positif envers notre profession et la campagne de l’orde sur ce thème étant juste et intelligemment menée, nous soutenons pleinement cette dernière.

http://www.ordremk.fr/2017/01/06/prescription-dactivites-physiques-adaptees-a-des-patients-en-ald/

 

Actu'Alizé de Février 2017

Vous pouvez feuilleter cet Actu'Alizé en cliquant ICI
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Par Vincent Jallu

Mais pourquoi donc un Chou Romanesco en couverture ?

Voilà une excellente question ! La réponse prend son sens dans l'expression fractalisante de nos actions.

Loin de moi l'idée de vous expliquer des notions de mathématiques qui ne nous intéresseraient pas, cependant, lorsque nos actions suivent une certaine forme de fractalisation dont il est important de comprendre le mécanisme.

En effet, une fractale est la répétition d'un motif à l'infini. On dit qu'elle est invariante à l'infini...

Et bien c'est ce que nous faisons au quotidien et souvent dans la répétition de nos erreurs.

La masso-kinésithérapie est à la dérive car nous ne faisons que reproduire les même erreurs à l'infini.

Pour faire simple... nous sommes dans les choux !

Il me semble alors nécéssaire et même indispensable que les mentalités évoluent et qu'un restructuration de fond soit de mise à tous niveaux.

Il est dommageable que les acteurs syndicaux restent campés sur leurs positions et que la course à l'échalote soit de mise. Être le premier syndicat de France semble devenir une forme de graal syndical !

Il existe heureusement encore une partie du paysage masso-kinésithérapie qui continue à vouloir faire fonctionner la profession pour la promouvoir et l'enrichir.

Je souhaite enfin adresser un petit coup de chapeau à Xavier Lainé qui a ce mois-ci, encore relevé mon défi. Je vous laisse découvrir son oeuvre sur ma demande. Félicitation Xavier.

 

Bonne lecture à toutes et à tous.


 

 Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va...

 

Par François Randazzo

Ces paroles, attribuées à Sénèque, ont plus de 2000 ans, pourtant, aujourd’hui encore, leur pertinence demeure intacte.

Si on les replace dans le contexte de l’évolution de la masso-kinésithérapie au cours de ces trente dernières années, elles nous renvoient  immanquablement à l’incapacité totale des représentants de la profession à accorder leur violon pour proposer une orientation claire aux masseurs-kinésithérapeutes. Soyons justes, la masso-kinésithérapie a bien connu quelques avancées, mais celles-ci sont négligeables par rapport à ce qu’il nous aurait été possible d’atteindre si nous avions été capables de fixer et de défendre ensemble un cap commun.

L’exemple des négociations conventionnelles qui se déroulent actuellement en est un exemple manifeste, alors qu’une entente aurait permis de fédérer autour d’un projet défendu par les différentes composantes de la profession, nous nous présentons en ordre dispersé devant les négociateurs de l’assurance maladie. Plus grave encore, ce manque de coordination pourrait compliquer notre tâche si nous étions amenés à mobiliser la profession en cas de propositions inacceptables de la CNAM. Ce scénario est loin d’être improbable, les chirurgiens-dentistes, qui ont déclenché un mouvement d’ampleur pour contester la volonté de la ministre de procéder à un arbitrage devant l’impasse de leurs négociations, peuvent en témoigner.

Un autre exemple d’actualité est la parution récente des décrets qui définissent les rôles des différentes professions qui seront amenées à prendre en charge les personnes à qui de l’activité physique adaptée aura été prescrite.  Ce texte pose les bases nécessaires à une réelle complémentarité avec les enseignants en activité physique adaptée et confère aux masseurs-kinésithérapeutes un rôle important dans ce dispositif. Néanmoins, ces nouvelles responsabilités ne sont pas sans soulever certaines questions afin d’investir pleinement ce nouveau rôle. Si des initiatives intéressantes fleurissent de part et d’autre,  on peut déplorer l’absence de coordination entre ces initiatives. Ne serait t-il pas opportun de réunir l’ensemble des composantes de la profession? De définir ensemble les éléments incontournables que devraient comporter les compléments de formation proposés dans le domaine de l’activité physique adaptée? De normaliser un minimum l’intervention des masseurs-kinésithérapeutes dans ce domaine? Plutôt que de voir chaque structure réfléchir à ces problématiques dans son coin au détriment de la cohérence? Le travail constructif effectué au niveau du bilan pour la prise en charge en APA ne pourrait-il pas être étendu à l’ensemble de la réflexion sur le rôle des masseurs-kinésithérapeutes dans ces prises en charge ?


 

 Les chroniques entrepreneuriales de Papy Patrick

Par Patrick Lamy

2017 l'année de tous les dangers ?

Dans ma chronique du mois de janvier je vous avais fait part de la violente perte de pouvoir d'achat subie par notre profession depuis 25 ans ainsi que des perspectives moroses qui nous attendent dans les années à venir concernant les produits de thésaurisation. La conjonction de ces 2 phénomènes doit amener l'entrepreneur libéral à réfléchir à toutes les solutions dont il dispose pour préparer au mieux son avenir financier.

Une chose est claire, l'entrepreneur libéral ne peut compter que sur lui même pour ce faire. En effet , nous aurions pu imaginer que la création d'un ordre aurait permis de soutenir et de défendre les professionnels. Création inutile et coûteuse puisque comme nous l'a si bien rappelé notre chère présidente (forum de physiorama le 24/06/2016 à 13h19): « Les ordres, eux, défendent les usagers ». 

heureusement l'actualizé a pris le parti dans cette chronique d'informer et de conseiller le gestionnaire libéral.

En ce début d'année électorale il m'a donc semblé utile de passer en revue, après les dernières lois de finances, quels sont les investissements immobiliers défiscalisants encore possibles cette année.

Le suspense concernant le futur président de la république et sa nouvelle majorité est entier; c'est pourquoi toute décision d'investissement devra attendre le résultat des élections et les futures  orientations du nouveau gouvernement. Il est néanmoins nécessaire, de bien connaître les possibilités qui sont offertes et qui ne devraient pas être modifiées avant la fin 2017.

2 dispositifs ont donc été prorogés jusqu'au 31 Décembre 2017: le dispositif PINEL et le dispositif CENSI-BOUVARD.

Je rappelle que le dispositif PINEL permet une réduction d'impôt de 12 à18% (selon la durée d'engagement) de la valeur du bien pour une location nue à condition de respecter les plafonds de loyer et de ressource des locataires. De plus, le bien doit respecter les normes RT2012 et être situé dans une zone « Pinelisable ».

Le dispositif CENSI-BOUVARD, lui, permet aux investisseurs dans le neuf en résidence meublée de réduire l’impôt de 11% du prix de revient du bien (avec possibilité en sus de récupérer la TVA sur le bien). Attention toutefois depuis le 1er janvier 2017 sont exclues du dispositif les résidences de tourisme.

Un dispositif nouveau a vu le jour dans la loi de finances rectificative pour 2016: le régime « COSSE ancien »  (chaque nouveau ministre aimant bien donner son nom à un dispositif NDLR). Ce dispositif se propose de favoriser les investissements locatifs dans le secteur intermédiaire et social et est naturellement sous conditions de ressources du locataire et de loyer.

Dans les zones tendues, et à condition de signer une convention avec l'ANAH, le bailleur pourra pratiquer, une déduction de 15 à 50% des revenus fonciers bruts suivant que le logement fait l'objet d'une convention à loyer intermédiaire ou à loyer social ( taux portés à 30 et 70% dans les zones très tendues ).

Je rappelle toutefois que l'investissement immobilier ne doit pas se réfléchir en fonction de la carotte fiscale qui lui est attaché, l'avantage fiscal ne doit être que la cerise sur le gâteau.

À vos prévisions....

Je vous invite, à me poser vos questions ou me proposer les sujets que vous aimeriez voir aborder par mail à: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

rubrique «les chroniques entrepreneuriales de papy Patrick » 

In rock we trust 

Patrick LAMY , MKDE , diplôme de capacité en investissement et patrimoine JURISCAMPUS.


 

Mieux vaut le dire en vers

Par Xavier Lainé

 

 « Rangez ces ouvrages compliqués, les livres comptables feront l’affaire. Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l’aise, vous risqueriez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune « bonne idée », la déchiqueteuse en est pleine. Ce regard perçant qui inquiète, dilatez-le, et décontractez vos lèvres - il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser. Les temps ont changé. Il n’y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l’incendie du Reichstag, et l’Aurore n’a encore tiré aucun coup de feu. Pourtant, l’assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. »

Alain Deneault, La médiocratie, éditions Lux, 2016

    Car à vivre à l’envers tu ne piges plus rien
Tu vas d’un pas allègre croyant encore
En la vertu d’exercer un métier d’humain
Te voilà dépité à l’orée de tes remords
 
Ce que tu sais du monde transpire
Au flanc épuisé des êtres qui entrent
Tu vois bien en leur plainte le pire
Qui pointe en un monde qui fait ventre
 
De tout ce qui bouge et gémit 
De tout ce qui vit et frémit
 
Car à vivre hors tu plonges sec
Lorsque viennent un stylo à la main
Compter tes actes les piteux becs
Comptes-petits d’un système sans tain
 
Ils viennent à chaque instant les piteux
Te dire ton métier dont ils ne connaissent 
Rien Ils rodent derrière leurs écrans bleus
Les yeux hagards cherchant ce qui blesse
 
Ignorent ce qui bouge et gémit
Ignorent ce qui vit et frémit
 
Te voilà seul cloué au pilori des chiffres
Sous le joug hargneux d’obscurs plumitifs
Cachés en leurs bureaux comme chiffes
Ils tiennent entre leurs dents ton quotidien craintif
 
Pour un qui tombe il en sera tant d’autres
A arrondir leurs chiffres sans aucun remord
Tandis qu’en ton crépuscule tu rumines tes fautes
Et rejoins en silence la cohorte des « hors »
 
Ils broient tout ce qui bouge et gémit
Ils broient tout ce qui vit et frémit
 
Tu es toujours tout seul lorsque métier s’enfuit
Nul ne vient t’expliquer les rouages de la meule
Prisonnier des ondes qui dénoncent tes fruits
Tu reviens bredouille de ces rencontres veules
 
Arrivé au terme de ton voyage soignant
Tu vas d’un pas lourd régler tes dernières quittances
Plus rien ne saurait te retenir en ces flancs
Couverts de brumes qui marquent ta distance
 
Tu restes seul broyé qui gémit
Tu restes seul qui vit encore et frémit

Et je garderai pour plus tard, ma démonstration de l’inutilité de l’ordre, et, en conséquence, de l’art des caisses d’Assurance Maladie à se faire justice à elles-mêmes en méprisant totalement le droit de se défendre…

Mais comment exiger encore de vivre dans un état de droit, lorsqu’au plus haut de l’Etat, chaque jour, on nous fait la démonstration que nous sommes bel et bien devenus une République bananière ?

Allez, sans rancune aucune, et toujours avec la même hargne…

 


 

Programme Santé de Benoît Hamon

 Par Vincent Jallu

Benoît Hamon remet en cause directement la liberté d’installation.
En effet, il considère que toutes les formules incitatives que l’on a mis en place pour faciliter l’installation des médecins dans les territoires sous-denses ne marchent pas. Il propose de fait que la liberté d’installation soit aménagée à la sortie des études.
Notons que lors du débat de la primaire de gauche du 19/01/17 monsieur Hamon a commis une erreur nous concernant sur ce thème. En effet, il a annoncé que le conventionnement sélectif était déjà d’actualité dans notre profession, or, pour l’instant nous savons que ce n’est pas le cas.
Il est par ailleurs partisan de la création d’une mission nationale d’accès au soin pour appuyer et coordonner l’installation des médecins et les informer.
 
En matière de de santé publique, Benoît Hamon demande la reconnaissance de la pénibilité du travail à l’hôpital. Il regrette, bien qu’il ait signé le projet de loi de financement de la sécurité sociale, que l’hôpital soit considéré comme une entreprise. Ainsi il regrette que les économies de gestion diminue la capacité et la qualité d’accueil des urgences. Cependant il ne propose pas pour l’instant de solution à cette problématique, même si il remet en cause directement le financement de type T2A.
 
Concernant le financement de l’assurance maladie, là encore, aucune solution réellement engagée hormis revoir les allègements de cotisation sacralisées qui permettrait de financer des politiques de prévention et de santé publique.
Benoît Hamon promet aussi une meilleure prise en charge des prothèses auditives, dentaires et des lunettes. Le financement serait fait en supprimant les 4 à 6 millions d’euros qui sont actuellement versés aux entreprises et aux professionnels libéraux pour financer les complémentaires santé.
 
Quelques pistes ont été évoquées dans d’autres domaines de santé publique concernant une meilleure prise en charge du « burn out », des troubles psychologiques de l’enfant, de l’arrêt de l’importation des pesticides perturbateurs endocriniens, de la sortie du diesel d’ici à 2025 et de la réduction des polluants aériens.
Il reste favorable à la légalisation de la consommation du cannabis tout en investissant 568 millions d’euros par an dans la prévention. Ces fonds étant actuellement alloués à la répression.
 
Il souhaite un débat sur l’euthanasie, des avancées dans la santé numérique et la remise en cause du RSI.
Un point important pour notre profession a été abordé par le candidat Hamon. En effet, selon lui, il a été démontré qu’une activité physique serait moins onéreuse pour la sécurité sociale qu’une semaine d’hospitalisation. Il a fait directement référence aux patients atteints d’une pathologie chronique et donc au « sport sur ordonnance ». Bien que le décret du 31/12/16 sur ce thème nous soit favorable, nous nous devons de rester extrêmement vigilant sur le sujet. D’autant que monsieur Hamon stipule bien que le remboursement de ces actes accélèrera la mobilisation des complémentaires santé dans ce domaine.
 
Au final, beaucoup d’axes de réflexion et de travail sont avancés par Benoît Hamon, cependant peu ou pas de chiffrage ni de solutions proposées.


 

 Publication d'une ordonnance révisant le fonctionnement des ordres des professions de santé

 Par APMnews.fr

Le Journal officiel a publié vendredi une ordonnance révisant le fonctionnement des ordres des professions de santé, afin notamment de soutenir la parité femmes-hommes et de prendre en compte la nouvelle carte des régions.

L'article 212 de la loi de santé du 26 janvier 2016 avait habilité le gouvernement à prendre cette ordonnance. Elle a été présentée en conseil des ministres mercredi.

Longue de 21 pages, elle s'intitule "ordonnance relative à l'adaptation des dispositions législatives relatives aux ordres des professions de santé".

Le texte concerne les sept professions de santé dotées d'un ordre: médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues.

Il vise à en premier lieu à modifier "la composition des conseils, la répartition des sièges au sein des différents échelons et les modes d'élection et de désignation, de manière à simplifier les règles et à permettre l'égal accès des femmes et des hommes aux fonctions de membres de l'ensemble des conseils", résume le rapport du gouvernement au président de la République publié avec l'ordonnance.

Le texte tire ainsi "les conséquences de la mise en place de l'élection par binômes des membres des conseils introduite par l'ordonnance [...] du 31 juillet 2015 relative à l'égal accès des femmes et des hommes au sein des ordres professionnels". Ces dispositions ne s'appliquaient qu'aux conseils de premier degré, et donc pas aux conseils nationaux, rappelle-t-on.

L'autre objectif principal de la nouvelle ordonnance est d'adapter l'organisation des échelons des ordres à la loi de réforme territoriale du 16 janvier 2015.

Les articles 1 à 8 concernent les professions médicales. S'agissant des médecins et chirurgiens-dentistes, "la composition des conseils des différents échelons (national, régional et départemental)" des ordres "est révisée en vue d'obtenir un nombre pair de membres pour chacun d'eux, afin de permettre l'élection de binômes paritaires", résume le rapport.

Cela ne concerne pas l'ordre des sages-femmes, "qui ne comporte que 2% de professionnels masculins". "Dans le cas où, du fait de la démographie propre au ressort territorial d'un conseil, les listes électorales comportent moins de 30 professionnels d'un même sexe, le scrutin est par dérogation uninominal", précise le gouvernement.

Pour les trois professions médicales, le périmètre des conseils régionaux et interrégionaux est modifié, leurs sièges étant fixés dans le département au sein duquel l'agence régionale de santé (ARS) a son siège. Mais, "pour tenir compte de leurs spécificités, l'ordre des chirurgiens-dentistes et l'ordre des sages-femmes pourront déroger à ce principe, sur décision de leur conseil national compétent".

"Plusieurs dispositions portant sur le fonctionnement des ordres sont simplifiées ou toilettées, comme celles relatives aux incompatibilités ou à la suppléance", selon le rapport.

Pour l'ordre des chirurgiens-dentistes, dont la gestion a été épinglée pour la Cour des comptes dans son rapport annuel publié le 8 février, le texte institue une commission de contrôle des comptes et placements financiers, qui existe 

déjà dans d'autres ordres, constate-t-on.

Placée auprès du conseil national, elle se fera communiquer "chaque année l'ensemble des comptes et le budget prévisionnel des conseils". Elle sera consultée par le conseil national avant la fixation du montant de la cotisation.

Un autre chapitre (articles 9 à 13) porte sur les pharmaciens. "Ces dispositions modifient de manière similaire [aux professions médicales] les règles de composition des conseils", "en tenant compte de l'organisation spécifique de l'ordre des pharmaciens", indique le gouvernement dans le rapport.

Les articles 14 à 16 concernent respectivement les ordres des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues. Là encore, "ils modifient de manière similaire les règles de composition des conseils de ces ordres".

Les articles 17 et 18 adaptent  l'ordonnance à l'outre-mer.

Le dernier chapitre (articles 19 à 22) contient des dispositions transitoires.

Il prévoit en particulier que l'ordonnance entre en vigueur "à compter des prochains renouvellements de chacun des conseils de l'ordre suivant sa publication". Cela comporte une exception: les dispositions "visant à régler les difficultés liées à une composition incomplète des conseils dans l'hypothèse d'un nombre important de vacances de postes" entrent en vigueur au lendemain de la publication du texte, c'est-à-dire samedi.

Plusieurs dispositions devront être mises en oeuvre par des décrets.

Le gouvernement doit déposer un projet de loi de ratification de cette ordonnance dans les trois prochains mois, dispose la loi de santé. Or, la session parlementaire s'achève fin février: si le texte est ratifié, cela ne devrait avoir lieu qu'après les élections législatives de juin.

Par ailleurs, le ministère de la santé avait signalé la préparation d'une seconde ordonnance sur les ordres des professions de santé, dans sa réponse au rapport annuel de la Cour des comptes. Ce texte viserait notamment à renforcer l'échelon régional des ordres, à mieux encadrer leurs procédures d'achat, ou encore à faire évoluer les juridictions ordinales.

 


  

 

 Tiers payant intégral : MG France dénonce le « contrat unique » des complémentaires, tout roule pour la Mutualité

 

Par lequotidiendumedecin.fr

 

MG France n'a pas été convaincu, loin s'en faut, par le contrat unique mis en place par l'association des complémentaires santé pour faciliter la généralisation du tiers payant.

Lundi 30 janvier, cette association a annoncé la possibilité pour les professionnels de santé de signer sur le site www.tpcomplementaire.fr un contrat unique de tiers payant qui s'appliquerait à l'ensemble des 130 mutuelles et assureurs qu'elle fédère.

« La communication de l'association des complémentaires est trompeuse, affirme le Dr Gilles Urbejtel, trésorier de MG France. On nous parle d'un contrat unique mais il s'agit en fait d'un modèle unique de contrat, ce qui est très différent. Certes, le médecin n'aura qu'une signature à remplir mais il devra en cas de difficulté se tourner vers chacun des 130 régimes complémentaires adhérents. »

Le Dr Urbejtel regrette surtout que l'association des complémentaires santé se borne à être un « portail » de services entre le médecin et chacune des mutuelles et ne porte « aucune responsabilité en cas de problème ». « Que se passera-t-il en cas de non-paiement ? L'association renverra vers la mutuelle concernée », ajoute le syndicaliste.

Inquiétude autour du SAV 

MG France a adressé dès mercredi à ses adhérents une note (à lire sur son site) dans laquelle le syndicat de généralistes recommande aux médecins de ne pas signer le contrat de 14 pages de l'association des complémentaires. « Imaginez quel poids vous aurez, seul, face à un des 800 régimes complémentaires, en cas de difficultés ! », argumente le syndicat, très inquiet du service après vente de cette réforme.

« Il n'y a aucune garantie de paiement pour les médecins, même si vous exécutez parfaitement la dizaine de conditions exigées », ajoute la note adressée aux généralistes.

Selon le syndicat, la procédure demeure inacceptable. « Il faut demander la carte Vitale et l'attestation de contrat complémentaire au patient, renseigner les numéros de la complémentaire et de l'adhérent, vérifier ses droits sur le serveur IDB, vérifier que le logiciel calcule bien le montant de la part complémentaire, demander le remboursement (DRE) au régime complémentaire, attendre le règlement et vérifier que le remboursement a bien eu lieu »... Bref, le dispositif simple, ergonomique et rapide promis lors de la présentation du rapport commun CNAM-complémentaire ne serait pas vraiment au rendez-vous à en croire le syndicat.

Dès le 1er janvier, MG France avait invité les médecins à boycotter la dispense d'avance de frais sur la part complémentaire, rendue facultative par le Conseil constitutionnel.

Un système en cartoon

La Mutualité française n'est pas du tout de cet avis. Elle vient de diffuser cette semaine une vidéo sur les réseaux sociaux pour célébrer le système du tiers payant, pour lequel elle « a toujours été résolument engagée ».

« Le tiers payant intégral reposera sur un dispositif simple et sécurisé pour faciliter l'accès aux soins des patients et pour apporter une garantie de paiement aux professionnels de santé », promet la voix off sur une musique un peu mièvre, tandis qu'un dessin présente un patient et un médecin souriants et respirant la joie de vivre.

Un flash code sur l'attestation de mutuelle permettra aux médecins de vérifier en temps réels les droits du patient et s'il peut bénéficier du tiers payant intégral. « Plus aucune saisie n'est nécessaire », assure la Mutualité.

Comment le praticien sera-t-il payé ? 

« Un numéro d'engagement apporte la preuve de la transaction avec la mutuelle puis le logiciel propose automatiquement un suivi comptable de toutes les factures de la Sécurité sociale et de la mutuelle », explique la vidéo, qui évoque « un suivi des paiements facilité et une gestion comptable allégée dans des délais raccourcis ».

Pour l'heure, les médecins sont loin d'en être convaincus !

  


 

 Et maintenant, la matière devient vivante

 Par scienceetavenir.fr

Il sera bientôt possible de fabriquer des objets intégrant des bactéries génétiquement modifiés qui pourront révéler la présence de différentes substances chimiques, par exemple des polluants.
BACTÉRIE. Et la matière devint vivante ! Rassurez-vous, il n’y a rien de mystique ou d’ésotérique dans ce propos. Juste de la science. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), aux États-Unis viennent en effet de présenter un gant et un bandage utilisant un matériau « vivant », car l’un de ses composés essentiels est la fameuse bactérie Escherichia coli. Le microbe, véritable « bête » de laboratoire, manipulable à souhait, joue ici le rôle de capteur. Placé au bout des des doigts du gant ou sous le bandage collé sur la peau, il détecte la présence de différents composés chimiques et l’indique en émettant un signal fluorescent.
Ce matériau vivant se présente sous la forme d’une feuille de gel, robuste, facilement étirable, biocompatible et dans laquelle les bactéries ont été injectées. Ces dernières sont génétiquement modifiées pour « s’allumer », c’est-à-dire pour produire de la fluorescence lorsqu’elles sont au contact des produits que les scientifiques veulent révéler. Elles peuvent ainsi détecter des substances chimiques très variées, présentes dans l’environnement ou dans le corps. Selon Xuanhe Zhao qui a dirigé ces travaux, le champ des applications est très large : cela va de l’analyse de scènes de crime à la détection de pollution en passant par le diagnostic médical.
HYDROGEL. Si l’idée est ingénieuse, elle n’est pas évidente à mettre en œuvre. Toute la difficulté réside dans la nécessité de maintenir les bactéries en vie et fonctionnelles, dans un milieu et sur un objet (gant, bandage ou autres) qui ne sont a priori pas très propices. En effet, ces micro-organismes sont habituellement cultivés en laboratoire dans des boîtes de Pétri où leurs besoins en eau et en nutriments sont parfaitement contrôlés. L'équipe de Zhao a donc développé un gel spécialement destiné à accueillir ces cellules vivantes. Il s’agit d’ailleurs d’un hydrogel, c’est-à-dire un gel constitué essentiellement d’eau (95 %) et d’un polymère qui sert en quelque sorte de support. Un milieu parfait pour maintenir les bactéries en vie. Mais encore faut-il les incorporer. Grâce à une imprimante 3D, les chercheurs ont empilé des feuilles d’hydrogel tout en y intégrant de très fins canaux. Ils ont ensuite fusionné ces feuilles avec une couche de caoutchouc suffisamment poreuse pour laisser passer l’oxygène. Ils ont alors injecté les bactéries dans le matériau via les canaux. Dernière opération : les scientifiques ont plongé leur matériau composite (hydrogel/caoutchouc) dans une solution riche en nutriments chargés de nourrir les micro-organismes et de les maintenir en vie durant plusieurs jours. Pour les besoins de la démonstration sur les gants et le bandage, les microbes avaient été programmés pour s’allumer en vert au contact de différentes substances capables de diffuser à travers l’hydrogel.
Au-delà des gants et des bandages, les chercheurs envisagent de concevoir d’autres produits tels que des patchs voire même des vêtements pourvus de cellules vivantes capables de détecter les signes d’une infection ou d’une maladie.  

C'est fait... Nous avons changé d'année !

Nous voici donc à l'aube de 2017 et au moment des bonnes résolutions. Mais pour ALIZE, ce ne sont pas de bonnes résolutions que nous devons prendre. Nous allons simplement continuer d'affirmer nos convictions et notre engagement pour les professionnels, quel que soit leur exercice, et pour la profession et son avenir.

Même si nous ne sommes pas représentatifs, rien ne nous empêchera de continuer d'être force de proposition car, depuis bientôt 9 ans qu'ALIZE existe, ALIZE a systématiquement montré et ouvert le chemin d'une nouvelle vision, de nouveaux concepts, de nouvelles réflexions qui, personne ne peux le nier, sont repris, au bénéfice des kinésithérapeutes, de la profession et bien entendu des patients.

Rien ne nous empêchera de continuer à défendre notre vision d'une kinésithérapie au service des patients et des usagers. Une kinésithérapie efficace, pertinente, autonome avec des professionnels réflexifs, reconnus et respectés pour la maîtrise de leurs compétences, de leur technicité, de leur écoute, de leur attention. 

Des kinésithérapeutes véritables collaborateurs des médecins et chirurgiens. La profession intermédiaire, de niveau master, au service du handicap, des déficiences, de la prévention et du bien être qui manque à notre système de santé mais existe déjà et depuis longtemps dans de nombreux pays en Europe et dans le Monde avec une filière universitaire. 

Ce sont les vœux que nous formulons à ALIZE depuis le début, et avant pour les membres fondateurs et ceux qui se sont joints à cette aventure humaine et professionnelle sur laquelle beaucoup n'auraient pas parié mais que nombreux rejoignent pendant que d'autres font tout pour la discréditer.

Alors en cette nouvelle année, les vœux d'ALIZE sont d'obtenir le meilleur pour la Kinésithérapie et toute l'équipe d'ALIZE souhaite à tous, libéraux et salariés, jeunes ou anciens, une très Bonne et Heureuse année 2017, à vous et à ceux qui vous sont chers avec la réussite tant dans votre vie personnelle que professionnelle.

 

ALIZE vous propose de répondre

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