Négocations conventionnelles

Négocations conventionnelles

Au cours des prochains mois les syndicats représentatifs vont devoir négocier avec la Caisse Nationale d'Assurance Maladie

Décret APA

Décret APA

Le décret concernant la pratique de l'activité physique adaptée est paru le 31/12/2016

Champs de compétences

Champs de compétences

Les décrets encadrant le sport-santé instauré par la Loi de Santé sont en cours de rédaction, ils devraient paraître dans le courant de l'été.

Directive accès partiel

Directive accès partiel

L'état a décidé de transposer la directive Européenne concernant l'accès partiel aux professions de santé

Actu'Alizé de Février 2017

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Par Vincent Jallu

Mais pourquoi donc un Chou Romanesco en couverture ?

Voilà une excellente question ! La réponse prend son sens dans l'expression fractalisante de nos actions.

Loin de moi l'idée de vous expliquer des notions de mathématiques qui ne nous intéresseraient pas, cependant, lorsque nos actions suivent une certaine forme de fractalisation dont il est important de comprendre le mécanisme.

En effet, une fractale est la répétition d'un motif à l'infini. On dit qu'elle est invariante à l'infini...

Et bien c'est ce que nous faisons au quotidien et souvent dans la répétition de nos erreurs.

La masso-kinésithérapie est à la dérive car nous ne faisons que reproduire les même erreurs à l'infini.

Pour faire simple... nous sommes dans les choux !

Il me semble alors nécéssaire et même indispensable que les mentalités évoluent et qu'un restructuration de fond soit de mise à tous niveaux.

Il est dommageable que les acteurs syndicaux restent campés sur leurs positions et que la course à l'échalote soit de mise. Être le premier syndicat de France semble devenir une forme de graal syndical !

Il existe heureusement encore une partie du paysage masso-kinésithérapie qui continue à vouloir faire fonctionner la profession pour la promouvoir et l'enrichir.

Je souhaite enfin adresser un petit coup de chapeau à Xavier Lainé qui a ce mois-ci, encore relevé mon défi. Je vous laisse découvrir son oeuvre sur ma demande. Félicitation Xavier.

 

Bonne lecture à toutes et à tous.


 

 Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va...

 

Par François Randazzo

Ces paroles, attribuées à Sénèque, ont plus de 2000 ans, pourtant, aujourd’hui encore, leur pertinence demeure intacte.

Si on les replace dans le contexte de l’évolution de la masso-kinésithérapie au cours de ces trente dernières années, elles nous renvoient  immanquablement à l’incapacité totale des représentants de la profession à accorder leur violon pour proposer une orientation claire aux masseurs-kinésithérapeutes. Soyons justes, la masso-kinésithérapie a bien connu quelques avancées, mais celles-ci sont négligeables par rapport à ce qu’il nous aurait été possible d’atteindre si nous avions été capables de fixer et de défendre ensemble un cap commun.

L’exemple des négociations conventionnelles qui se déroulent actuellement en est un exemple manifeste, alors qu’une entente aurait permis de fédérer autour d’un projet défendu par les différentes composantes de la profession, nous nous présentons en ordre dispersé devant les négociateurs de l’assurance maladie. Plus grave encore, ce manque de coordination pourrait compliquer notre tâche si nous étions amenés à mobiliser la profession en cas de propositions inacceptables de la CNAM. Ce scénario est loin d’être improbable, les chirurgiens-dentistes, qui ont déclenché un mouvement d’ampleur pour contester la volonté de la ministre de procéder à un arbitrage devant l’impasse de leurs négociations, peuvent en témoigner.

Un autre exemple d’actualité est la parution récente des décrets qui définissent les rôles des différentes professions qui seront amenées à prendre en charge les personnes à qui de l’activité physique adaptée aura été prescrite.  Ce texte pose les bases nécessaires à une réelle complémentarité avec les enseignants en activité physique adaptée et confère aux masseurs-kinésithérapeutes un rôle important dans ce dispositif. Néanmoins, ces nouvelles responsabilités ne sont pas sans soulever certaines questions afin d’investir pleinement ce nouveau rôle. Si des initiatives intéressantes fleurissent de part et d’autre,  on peut déplorer l’absence de coordination entre ces initiatives. Ne serait t-il pas opportun de réunir l’ensemble des composantes de la profession? De définir ensemble les éléments incontournables que devraient comporter les compléments de formation proposés dans le domaine de l’activité physique adaptée? De normaliser un minimum l’intervention des masseurs-kinésithérapeutes dans ce domaine? Plutôt que de voir chaque structure réfléchir à ces problématiques dans son coin au détriment de la cohérence? Le travail constructif effectué au niveau du bilan pour la prise en charge en APA ne pourrait-il pas être étendu à l’ensemble de la réflexion sur le rôle des masseurs-kinésithérapeutes dans ces prises en charge ?


 

 Les chroniques entrepreneuriales de Papy Patrick

Par Patrick Lamy

2017 l'année de tous les dangers ?

Dans ma chronique du mois de janvier je vous avais fait part de la violente perte de pouvoir d'achat subie par notre profession depuis 25 ans ainsi que des perspectives moroses qui nous attendent dans les années à venir concernant les produits de thésaurisation. La conjonction de ces 2 phénomènes doit amener l'entrepreneur libéral à réfléchir à toutes les solutions dont il dispose pour préparer au mieux son avenir financier.

Une chose est claire, l'entrepreneur libéral ne peut compter que sur lui même pour ce faire. En effet , nous aurions pu imaginer que la création d'un ordre aurait permis de soutenir et de défendre les professionnels. Création inutile et coûteuse puisque comme nous l'a si bien rappelé notre chère présidente (forum de physiorama le 24/06/2016 à 13h19): « Les ordres, eux, défendent les usagers ». 

heureusement l'actualizé a pris le parti dans cette chronique d'informer et de conseiller le gestionnaire libéral.

En ce début d'année électorale il m'a donc semblé utile de passer en revue, après les dernières lois de finances, quels sont les investissements immobiliers défiscalisants encore possibles cette année.

Le suspense concernant le futur président de la république et sa nouvelle majorité est entier; c'est pourquoi toute décision d'investissement devra attendre le résultat des élections et les futures  orientations du nouveau gouvernement. Il est néanmoins nécessaire, de bien connaître les possibilités qui sont offertes et qui ne devraient pas être modifiées avant la fin 2017.

2 dispositifs ont donc été prorogés jusqu'au 31 Décembre 2017: le dispositif PINEL et le dispositif CENSI-BOUVARD.

Je rappelle que le dispositif PINEL permet une réduction d'impôt de 12 à18% (selon la durée d'engagement) de la valeur du bien pour une location nue à condition de respecter les plafonds de loyer et de ressource des locataires. De plus, le bien doit respecter les normes RT2012 et être situé dans une zone « Pinelisable ».

Le dispositif CENSI-BOUVARD, lui, permet aux investisseurs dans le neuf en résidence meublée de réduire l’impôt de 11% du prix de revient du bien (avec possibilité en sus de récupérer la TVA sur le bien). Attention toutefois depuis le 1er janvier 2017 sont exclues du dispositif les résidences de tourisme.

Un dispositif nouveau a vu le jour dans la loi de finances rectificative pour 2016: le régime « COSSE ancien »  (chaque nouveau ministre aimant bien donner son nom à un dispositif NDLR). Ce dispositif se propose de favoriser les investissements locatifs dans le secteur intermédiaire et social et est naturellement sous conditions de ressources du locataire et de loyer.

Dans les zones tendues, et à condition de signer une convention avec l'ANAH, le bailleur pourra pratiquer, une déduction de 15 à 50% des revenus fonciers bruts suivant que le logement fait l'objet d'une convention à loyer intermédiaire ou à loyer social ( taux portés à 30 et 70% dans les zones très tendues ).

Je rappelle toutefois que l'investissement immobilier ne doit pas se réfléchir en fonction de la carotte fiscale qui lui est attaché, l'avantage fiscal ne doit être que la cerise sur le gâteau.

À vos prévisions....

Je vous invite, à me poser vos questions ou me proposer les sujets que vous aimeriez voir aborder par mail à: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

rubrique «les chroniques entrepreneuriales de papy Patrick » 

In rock we trust 

Patrick LAMY , MKDE , diplôme de capacité en investissement et patrimoine JURISCAMPUS.


 

Mieux vaut le dire en vers

Par Xavier Lainé

 

 « Rangez ces ouvrages compliqués, les livres comptables feront l’affaire. Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l’aise, vous risqueriez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune « bonne idée », la déchiqueteuse en est pleine. Ce regard perçant qui inquiète, dilatez-le, et décontractez vos lèvres - il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser. Les temps ont changé. Il n’y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l’incendie du Reichstag, et l’Aurore n’a encore tiré aucun coup de feu. Pourtant, l’assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. »

Alain Deneault, La médiocratie, éditions Lux, 2016

    Car à vivre à l’envers tu ne piges plus rien
Tu vas d’un pas allègre croyant encore
En la vertu d’exercer un métier d’humain
Te voilà dépité à l’orée de tes remords
 
Ce que tu sais du monde transpire
Au flanc épuisé des êtres qui entrent
Tu vois bien en leur plainte le pire
Qui pointe en un monde qui fait ventre
 
De tout ce qui bouge et gémit 
De tout ce qui vit et frémit
 
Car à vivre hors tu plonges sec
Lorsque viennent un stylo à la main
Compter tes actes les piteux becs
Comptes-petits d’un système sans tain
 
Ils viennent à chaque instant les piteux
Te dire ton métier dont ils ne connaissent 
Rien Ils rodent derrière leurs écrans bleus
Les yeux hagards cherchant ce qui blesse
 
Ignorent ce qui bouge et gémit
Ignorent ce qui vit et frémit
 
Te voilà seul cloué au pilori des chiffres
Sous le joug hargneux d’obscurs plumitifs
Cachés en leurs bureaux comme chiffes
Ils tiennent entre leurs dents ton quotidien craintif
 
Pour un qui tombe il en sera tant d’autres
A arrondir leurs chiffres sans aucun remord
Tandis qu’en ton crépuscule tu rumines tes fautes
Et rejoins en silence la cohorte des « hors »
 
Ils broient tout ce qui bouge et gémit
Ils broient tout ce qui vit et frémit
 
Tu es toujours tout seul lorsque métier s’enfuit
Nul ne vient t’expliquer les rouages de la meule
Prisonnier des ondes qui dénoncent tes fruits
Tu reviens bredouille de ces rencontres veules
 
Arrivé au terme de ton voyage soignant
Tu vas d’un pas lourd régler tes dernières quittances
Plus rien ne saurait te retenir en ces flancs
Couverts de brumes qui marquent ta distance
 
Tu restes seul broyé qui gémit
Tu restes seul qui vit encore et frémit

Et je garderai pour plus tard, ma démonstration de l’inutilité de l’ordre, et, en conséquence, de l’art des caisses d’Assurance Maladie à se faire justice à elles-mêmes en méprisant totalement le droit de se défendre…

Mais comment exiger encore de vivre dans un état de droit, lorsqu’au plus haut de l’Etat, chaque jour, on nous fait la démonstration que nous sommes bel et bien devenus une République bananière ?

Allez, sans rancune aucune, et toujours avec la même hargne…

 


 

Programme Santé de Benoît Hamon

 Par Vincent Jallu

Benoît Hamon remet en cause directement la liberté d’installation.
En effet, il considère que toutes les formules incitatives que l’on a mis en place pour faciliter l’installation des médecins dans les territoires sous-denses ne marchent pas. Il propose de fait que la liberté d’installation soit aménagée à la sortie des études.
Notons que lors du débat de la primaire de gauche du 19/01/17 monsieur Hamon a commis une erreur nous concernant sur ce thème. En effet, il a annoncé que le conventionnement sélectif était déjà d’actualité dans notre profession, or, pour l’instant nous savons que ce n’est pas le cas.
Il est par ailleurs partisan de la création d’une mission nationale d’accès au soin pour appuyer et coordonner l’installation des médecins et les informer.
 
En matière de de santé publique, Benoît Hamon demande la reconnaissance de la pénibilité du travail à l’hôpital. Il regrette, bien qu’il ait signé le projet de loi de financement de la sécurité sociale, que l’hôpital soit considéré comme une entreprise. Ainsi il regrette que les économies de gestion diminue la capacité et la qualité d’accueil des urgences. Cependant il ne propose pas pour l’instant de solution à cette problématique, même si il remet en cause directement le financement de type T2A.
 
Concernant le financement de l’assurance maladie, là encore, aucune solution réellement engagée hormis revoir les allègements de cotisation sacralisées qui permettrait de financer des politiques de prévention et de santé publique.
Benoît Hamon promet aussi une meilleure prise en charge des prothèses auditives, dentaires et des lunettes. Le financement serait fait en supprimant les 4 à 6 millions d’euros qui sont actuellement versés aux entreprises et aux professionnels libéraux pour financer les complémentaires santé.
 
Quelques pistes ont été évoquées dans d’autres domaines de santé publique concernant une meilleure prise en charge du « burn out », des troubles psychologiques de l’enfant, de l’arrêt de l’importation des pesticides perturbateurs endocriniens, de la sortie du diesel d’ici à 2025 et de la réduction des polluants aériens.
Il reste favorable à la légalisation de la consommation du cannabis tout en investissant 568 millions d’euros par an dans la prévention. Ces fonds étant actuellement alloués à la répression.
 
Il souhaite un débat sur l’euthanasie, des avancées dans la santé numérique et la remise en cause du RSI.
Un point important pour notre profession a été abordé par le candidat Hamon. En effet, selon lui, il a été démontré qu’une activité physique serait moins onéreuse pour la sécurité sociale qu’une semaine d’hospitalisation. Il a fait directement référence aux patients atteints d’une pathologie chronique et donc au « sport sur ordonnance ». Bien que le décret du 31/12/16 sur ce thème nous soit favorable, nous nous devons de rester extrêmement vigilant sur le sujet. D’autant que monsieur Hamon stipule bien que le remboursement de ces actes accélèrera la mobilisation des complémentaires santé dans ce domaine.
 
Au final, beaucoup d’axes de réflexion et de travail sont avancés par Benoît Hamon, cependant peu ou pas de chiffrage ni de solutions proposées.


 

 Publication d'une ordonnance révisant le fonctionnement des ordres des professions de santé

 Par APMnews.fr

Le Journal officiel a publié vendredi une ordonnance révisant le fonctionnement des ordres des professions de santé, afin notamment de soutenir la parité femmes-hommes et de prendre en compte la nouvelle carte des régions.

L'article 212 de la loi de santé du 26 janvier 2016 avait habilité le gouvernement à prendre cette ordonnance. Elle a été présentée en conseil des ministres mercredi.

Longue de 21 pages, elle s'intitule "ordonnance relative à l'adaptation des dispositions législatives relatives aux ordres des professions de santé".

Le texte concerne les sept professions de santé dotées d'un ordre: médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues.

Il vise à en premier lieu à modifier "la composition des conseils, la répartition des sièges au sein des différents échelons et les modes d'élection et de désignation, de manière à simplifier les règles et à permettre l'égal accès des femmes et des hommes aux fonctions de membres de l'ensemble des conseils", résume le rapport du gouvernement au président de la République publié avec l'ordonnance.

Le texte tire ainsi "les conséquences de la mise en place de l'élection par binômes des membres des conseils introduite par l'ordonnance [...] du 31 juillet 2015 relative à l'égal accès des femmes et des hommes au sein des ordres professionnels". Ces dispositions ne s'appliquaient qu'aux conseils de premier degré, et donc pas aux conseils nationaux, rappelle-t-on.

L'autre objectif principal de la nouvelle ordonnance est d'adapter l'organisation des échelons des ordres à la loi de réforme territoriale du 16 janvier 2015.

Les articles 1 à 8 concernent les professions médicales. S'agissant des médecins et chirurgiens-dentistes, "la composition des conseils des différents échelons (national, régional et départemental)" des ordres "est révisée en vue d'obtenir un nombre pair de membres pour chacun d'eux, afin de permettre l'élection de binômes paritaires", résume le rapport.

Cela ne concerne pas l'ordre des sages-femmes, "qui ne comporte que 2% de professionnels masculins". "Dans le cas où, du fait de la démographie propre au ressort territorial d'un conseil, les listes électorales comportent moins de 30 professionnels d'un même sexe, le scrutin est par dérogation uninominal", précise le gouvernement.

Pour les trois professions médicales, le périmètre des conseils régionaux et interrégionaux est modifié, leurs sièges étant fixés dans le département au sein duquel l'agence régionale de santé (ARS) a son siège. Mais, "pour tenir compte de leurs spécificités, l'ordre des chirurgiens-dentistes et l'ordre des sages-femmes pourront déroger à ce principe, sur décision de leur conseil national compétent".

"Plusieurs dispositions portant sur le fonctionnement des ordres sont simplifiées ou toilettées, comme celles relatives aux incompatibilités ou à la suppléance", selon le rapport.

Pour l'ordre des chirurgiens-dentistes, dont la gestion a été épinglée pour la Cour des comptes dans son rapport annuel publié le 8 février, le texte institue une commission de contrôle des comptes et placements financiers, qui existe 

déjà dans d'autres ordres, constate-t-on.

Placée auprès du conseil national, elle se fera communiquer "chaque année l'ensemble des comptes et le budget prévisionnel des conseils". Elle sera consultée par le conseil national avant la fixation du montant de la cotisation.

Un autre chapitre (articles 9 à 13) porte sur les pharmaciens. "Ces dispositions modifient de manière similaire [aux professions médicales] les règles de composition des conseils", "en tenant compte de l'organisation spécifique de l'ordre des pharmaciens", indique le gouvernement dans le rapport.

Les articles 14 à 16 concernent respectivement les ordres des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues. Là encore, "ils modifient de manière similaire les règles de composition des conseils de ces ordres".

Les articles 17 et 18 adaptent  l'ordonnance à l'outre-mer.

Le dernier chapitre (articles 19 à 22) contient des dispositions transitoires.

Il prévoit en particulier que l'ordonnance entre en vigueur "à compter des prochains renouvellements de chacun des conseils de l'ordre suivant sa publication". Cela comporte une exception: les dispositions "visant à régler les difficultés liées à une composition incomplète des conseils dans l'hypothèse d'un nombre important de vacances de postes" entrent en vigueur au lendemain de la publication du texte, c'est-à-dire samedi.

Plusieurs dispositions devront être mises en oeuvre par des décrets.

Le gouvernement doit déposer un projet de loi de ratification de cette ordonnance dans les trois prochains mois, dispose la loi de santé. Or, la session parlementaire s'achève fin février: si le texte est ratifié, cela ne devrait avoir lieu qu'après les élections législatives de juin.

Par ailleurs, le ministère de la santé avait signalé la préparation d'une seconde ordonnance sur les ordres des professions de santé, dans sa réponse au rapport annuel de la Cour des comptes. Ce texte viserait notamment à renforcer l'échelon régional des ordres, à mieux encadrer leurs procédures d'achat, ou encore à faire évoluer les juridictions ordinales.

 


  

 

 Tiers payant intégral : MG France dénonce le « contrat unique » des complémentaires, tout roule pour la Mutualité

 

Par lequotidiendumedecin.fr

 

MG France n'a pas été convaincu, loin s'en faut, par le contrat unique mis en place par l'association des complémentaires santé pour faciliter la généralisation du tiers payant.

Lundi 30 janvier, cette association a annoncé la possibilité pour les professionnels de santé de signer sur le site www.tpcomplementaire.fr un contrat unique de tiers payant qui s'appliquerait à l'ensemble des 130 mutuelles et assureurs qu'elle fédère.

« La communication de l'association des complémentaires est trompeuse, affirme le Dr Gilles Urbejtel, trésorier de MG France. On nous parle d'un contrat unique mais il s'agit en fait d'un modèle unique de contrat, ce qui est très différent. Certes, le médecin n'aura qu'une signature à remplir mais il devra en cas de difficulté se tourner vers chacun des 130 régimes complémentaires adhérents. »

Le Dr Urbejtel regrette surtout que l'association des complémentaires santé se borne à être un « portail » de services entre le médecin et chacune des mutuelles et ne porte « aucune responsabilité en cas de problème ». « Que se passera-t-il en cas de non-paiement ? L'association renverra vers la mutuelle concernée », ajoute le syndicaliste.

Inquiétude autour du SAV 

MG France a adressé dès mercredi à ses adhérents une note (à lire sur son site) dans laquelle le syndicat de généralistes recommande aux médecins de ne pas signer le contrat de 14 pages de l'association des complémentaires. « Imaginez quel poids vous aurez, seul, face à un des 800 régimes complémentaires, en cas de difficultés ! », argumente le syndicat, très inquiet du service après vente de cette réforme.

« Il n'y a aucune garantie de paiement pour les médecins, même si vous exécutez parfaitement la dizaine de conditions exigées », ajoute la note adressée aux généralistes.

Selon le syndicat, la procédure demeure inacceptable. « Il faut demander la carte Vitale et l'attestation de contrat complémentaire au patient, renseigner les numéros de la complémentaire et de l'adhérent, vérifier ses droits sur le serveur IDB, vérifier que le logiciel calcule bien le montant de la part complémentaire, demander le remboursement (DRE) au régime complémentaire, attendre le règlement et vérifier que le remboursement a bien eu lieu »... Bref, le dispositif simple, ergonomique et rapide promis lors de la présentation du rapport commun CNAM-complémentaire ne serait pas vraiment au rendez-vous à en croire le syndicat.

Dès le 1er janvier, MG France avait invité les médecins à boycotter la dispense d'avance de frais sur la part complémentaire, rendue facultative par le Conseil constitutionnel.

Un système en cartoon

La Mutualité française n'est pas du tout de cet avis. Elle vient de diffuser cette semaine une vidéo sur les réseaux sociaux pour célébrer le système du tiers payant, pour lequel elle « a toujours été résolument engagée ».

« Le tiers payant intégral reposera sur un dispositif simple et sécurisé pour faciliter l'accès aux soins des patients et pour apporter une garantie de paiement aux professionnels de santé », promet la voix off sur une musique un peu mièvre, tandis qu'un dessin présente un patient et un médecin souriants et respirant la joie de vivre.

Un flash code sur l'attestation de mutuelle permettra aux médecins de vérifier en temps réels les droits du patient et s'il peut bénéficier du tiers payant intégral. « Plus aucune saisie n'est nécessaire », assure la Mutualité.

Comment le praticien sera-t-il payé ? 

« Un numéro d'engagement apporte la preuve de la transaction avec la mutuelle puis le logiciel propose automatiquement un suivi comptable de toutes les factures de la Sécurité sociale et de la mutuelle », explique la vidéo, qui évoque « un suivi des paiements facilité et une gestion comptable allégée dans des délais raccourcis ».

Pour l'heure, les médecins sont loin d'en être convaincus !

  


 

 Et maintenant, la matière devient vivante

 Par scienceetavenir.fr

Il sera bientôt possible de fabriquer des objets intégrant des bactéries génétiquement modifiés qui pourront révéler la présence de différentes substances chimiques, par exemple des polluants.
BACTÉRIE. Et la matière devint vivante ! Rassurez-vous, il n’y a rien de mystique ou d’ésotérique dans ce propos. Juste de la science. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), aux États-Unis viennent en effet de présenter un gant et un bandage utilisant un matériau « vivant », car l’un de ses composés essentiels est la fameuse bactérie Escherichia coli. Le microbe, véritable « bête » de laboratoire, manipulable à souhait, joue ici le rôle de capteur. Placé au bout des des doigts du gant ou sous le bandage collé sur la peau, il détecte la présence de différents composés chimiques et l’indique en émettant un signal fluorescent.
Ce matériau vivant se présente sous la forme d’une feuille de gel, robuste, facilement étirable, biocompatible et dans laquelle les bactéries ont été injectées. Ces dernières sont génétiquement modifiées pour « s’allumer », c’est-à-dire pour produire de la fluorescence lorsqu’elles sont au contact des produits que les scientifiques veulent révéler. Elles peuvent ainsi détecter des substances chimiques très variées, présentes dans l’environnement ou dans le corps. Selon Xuanhe Zhao qui a dirigé ces travaux, le champ des applications est très large : cela va de l’analyse de scènes de crime à la détection de pollution en passant par le diagnostic médical.
HYDROGEL. Si l’idée est ingénieuse, elle n’est pas évidente à mettre en œuvre. Toute la difficulté réside dans la nécessité de maintenir les bactéries en vie et fonctionnelles, dans un milieu et sur un objet (gant, bandage ou autres) qui ne sont a priori pas très propices. En effet, ces micro-organismes sont habituellement cultivés en laboratoire dans des boîtes de Pétri où leurs besoins en eau et en nutriments sont parfaitement contrôlés. L'équipe de Zhao a donc développé un gel spécialement destiné à accueillir ces cellules vivantes. Il s’agit d’ailleurs d’un hydrogel, c’est-à-dire un gel constitué essentiellement d’eau (95 %) et d’un polymère qui sert en quelque sorte de support. Un milieu parfait pour maintenir les bactéries en vie. Mais encore faut-il les incorporer. Grâce à une imprimante 3D, les chercheurs ont empilé des feuilles d’hydrogel tout en y intégrant de très fins canaux. Ils ont ensuite fusionné ces feuilles avec une couche de caoutchouc suffisamment poreuse pour laisser passer l’oxygène. Ils ont alors injecté les bactéries dans le matériau via les canaux. Dernière opération : les scientifiques ont plongé leur matériau composite (hydrogel/caoutchouc) dans une solution riche en nutriments chargés de nourrir les micro-organismes et de les maintenir en vie durant plusieurs jours. Pour les besoins de la démonstration sur les gants et le bandage, les microbes avaient été programmés pour s’allumer en vert au contact de différentes substances capables de diffuser à travers l’hydrogel.
Au-delà des gants et des bandages, les chercheurs envisagent de concevoir d’autres produits tels que des patchs voire même des vêtements pourvus de cellules vivantes capables de détecter les signes d’une infection ou d’une maladie.  

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